Entre le pilon de ma grand-mère et mes marmites d'ici.
Je m'appelle Karima. Je cuisine les sauces qu'on m'a apprises, à Lagos, et que je continue à Trois-Rivières.
« Avant de savoir lire une recette, je savais reconnaître un bon shito à l'odeur, depuis la porte de la cuisine. »
La cuisine de ma grand-mère.
J'ai grandi à Lagos, dans une cuisine où le pilon frappait la calebasse avant même le lever du jour. Ma grand-mère m'envoyait choisir les piments au marché, sentir s'ils étaient encore fermes, et je revenais lui rapporter ce que j'avais vu et senti plutôt qu'une simple liste.
Elle ne mesurait rien. Elle goûtait, elle ajustait, elle me faisait goûter à mon tour. C'est comme ça que j'ai appris le shito, le jollof, les marinades — par les mains et par le nez, pas par un carnet de recettes. Ce sont ces gestes-là que je reproduis encore aujourd'hui, dans une cuisine à des milliers de kilomètres de la sienne.
Je fais les choses lentement, exprès.
Chaque pot de Saveurs Naija est préparé à la main, en petite quantité, dans ma cuisine. Je ne travaille pas avec des additifs ni des raccourcis industriels : les piments sont vraiment grillés, les oignons vraiment caramélisés, et le temps de mijotage n'est pas négociable — parce que c'est ce temps-là qui fait la différence de goût.
Je pourrais produire plus vite et moins cher. Je préfère continuer à faire de petits lots, à mon rythme, avec les recettes que ma grand-mère m'a transmises — parce que c'est ça, exactement, que je veux vendre : pas une marque, une manière de cuisiner.
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« Je n'ai pas fondé une compagnie. J'ai continué à cuisiner comme chez moi, et des gens ont commencé à commander. »
Envie de goûter ce que je viens de raconter ?
Mes sauces se commandent en pot pour la maison, un plat se réserve pour ce soir, ou une formule complète se prépare pour vos événements.


